Le courrier des lecteurs du coeur de Guy Carlier :

Image_24Vous pouvez laisser vos messages, réactions, critiques, compliments etc ... sur la lecture de l'autobiographie de Guy Carlier "Le coeur au ventre" Ed. Plon


  • Courriel de Xavier le Jeune du 2 juillet 2006

        publié sur le E-groupe de Guy Carlier

Bonjour Monsieur Carlier,


Lors de la séance de dédicace de votre livre à Lille, en début de semaine, je
suis la personne qui vous a offert son propre livre ("Le libertin") ainsi qu'une
modeste maquette musicale intitulée "Chrysalide" avant de solliciter quelques
mots de votre main à mon intention.

J'ai lu, que dire ! j'ai dévoré (sic !) votre livre, pris au piège de tant de
sincérité et de transparence.

A vrai dire, un chapitre m'a tout particulièrement flanqué un coup de poing à
l'estomac (sic again !). Chapitre 21 : "Ecrire, dit-il".

"(page 156) Alors j'ai commencé à travailler en entreprise et j'ai regardé la
pendule. Toute la journée. Tous les jours. A chaque instant ... (page 157) Et
la journée finissait pas passer au bout de mille ans. Je me disais que jamais
je ne pourrais tenir une vie comme ça. Alors, pour moins regarder la pendule,
je me suis à écrire sur des feuilles planquées sous les bilans et les comptes
d'exploitation ...".

Et surtout, page 159 : "Voilà pourquoi, lorsqu'en 1989 les sociétés de Khashoggi
déposèrent le bilan, je ne voulais "plus jamais ça"".

Ces propos m'étaient-ils destinés, moi qui ai écrit près de vingt chansons
parfois honteusement dissimulé derrière mon PC du responsable juridique de
Finaref que je ne voulais plus être (et que je ne suis plus) ... ?

A 44 ans (aujourd'hui même !!), j'essaye moi aussi de crier à la face de ce
système d'entreprise : "Plus jamais ça !!".

En dépit d'une centaine de chansons à ce jour composées et l'écriture tendue et
obstinée de mes romans (dont "Le libertin") et nouvelles, que c'est dur, oui
que c'est dur !!!

"Le coeur au ventre" m'a mis par terre. Au terme de sa lecture, je l'ai
certes pris comme votre histoire, mais aussi comme un mode d'emploi sur ce
qu'il est possible (nécessaire ?) de devenir lorsqu'une telle certitude
habite l'un ou l'autre d'entre nous. Oui, je l'ai un peu pris pour moi, ce coeur
au ventre.

Bref, je souhaite vivement pourvoir échanger plus avant avec vous sur la force
de cette expérience littéraire qui m'a pris en dépourvu sans rémission
possible.

Il s'agirait dans ce cas pour moi un peu du coup de téléphone que vous passa
Barbara en pleine réflexion Télé-Loisirs...

A défaut, j'éprouverais peut-être l'étrange sentiment d'avoir raté la lecture du
dernier chapitre (caché ?) de votre livre.

Dans un tout autre style, le personnage central du "Libertin" n'est pas très
éloigné de vos propos.

Vous m'avez surpris, Monsieur Carlier, avec force et passion.

Bien cordialement.


Xavier Le Jeune